Une belle grève de femmes

Temps de lecture : 1 min
·
Publié le 9 juin. 2023
Les Penn Sardin, Douarnenez 1924.
Image

Douarnenez (Finistère), l’hiver 1924.
Dans les vingt conserveries de sardines, deux mille « filles d’usine » œuvrent nuit et jour, au gré des arrivages, à emboîter au plus vite ce poisson fragile. Elles sont là entre dix et quatorze heures d’affilée pour une paye minuscule versée par des industriels – dont même le ministre du Travail dit qu’ils sont « des brutes et des sauvages ».
Le 21 novembre, un patron refuse de recevoir des ouvrières exténuées. Les femmes de toutes les « fritures » descendent dans la rue. Le maire de la ville, un communiste, est à leurs côtés, et les marins-pêcheurs – leurs maris – aussi.
Bientôt, toute la France suit dans les journaux le détail de cette « grève de la misère » devenue un feuilleton national. La solidarité s’organise. Le patronat aussi. Des mercenaires armés arrivent de Paris.
Les Penn sardin auraient dû perdre ; la pauvreté leur commandait chaque jour de reprendre le travail. Après plus de six semaines à battre le pavé en sabots, elles ont pourtant gagné.
Récit d’une grève victorieuse.

Pour aller plus loin

Sur le même thème

Le syndicalisme est d’utilité publique : avec la CGT je me défends

Lire la suite

🎉 Boutique en ligne CGT : matériel militant, tracts syndicaux, T-shirts et outils de mobilisation

Lire la suite

“On revendique l'amélioration des salaires et des conditions de travail pour tous” Toshiaki Ishikawa du syndicat japonais Zenroren

Lire la suite