Le samedi 13 juin 2026 au matin, rassemblement devant le magasin Kerbio Siam à Brest.
De 10 à 12 heures, le 13 juin 2026 : ce samedi matin, un groupe d'une vingtaine de personnes était présent devant le magasin Kerbio Siam afin de contester la décision de la direction de Finisterra de convoquer un salarié de cet établissement à un entretien préalable au licenciement.
Il s'agissait de salarié.e.s, ex-salarié.e.s du magasin et de la coopérative, des sociétaires et des client.e.s, plusieurs syndicats et membres de partis politiques.
Elles et ils portaient des affiches avec les phrases :"La CGT soutient les salarié⋅e⋅s de Finisterra Biocoop",
"Finisterra Biocoop - Sauvons les salarié⋅e⋅s","Licenciements chez Finisterra Biocoop - Sociétaires et client⋅e⋅s, vous
avez votre mot à dire !","Finisterra Biocoop - Non au licenciement des salarié⋅e⋅s","Finisterra Biocoop Le patron remet les pieds dans le plat ! et veut licencier les salarié⋅e⋅s"
Un tract "Sauvons les salariés de Finisterra - Nous nous opposons au licenciement de nos collègues" a été distribué aux passants, aux clients du jour et aux commerçants qui regardaient ce qui se passait à côté de chez eux.
Le marque-page de la CGT "Sociomètre de l'encadrant" (imprimé en version 200 %) a été montré au président du directoire (salarié de la direction) en lui demandant où il se positionne sur celui-ci. Notons, qu'il avait déjà connaissance de ce marque-page car le salarié concerné par l'entretien à venir l'avait collé sur son casier personnel et cela n'a pas fait plaisir à la direction.
Vers 10h15, le responsable du magasin est venu sur son lieu de travail alors qu'il ne travaille pas le samedi. C'est le seul employé du magasin qui dispose du samedi comme jour de repos.
Vers 10h30, ce sont deux membres de la direction salariée de la coopérative dont le président du directoire qui sont arrivés.Et quelques minutes plus tard, un membre du conseil de surveillance, élu de l'assemblée générale (la direction bénévole) est venu à son tour. Des échanges ont eu lieu avec ces personnes.
La presse était présente et a eu l'occasion de discuter et d'entendre tous les points de vue.
La direction salariée considère qu'il n'y a pas de conflit social, qu'elle a le droit de convoquer à plusieurs reprises le même salarié car elle veut éclaircir le sujet des procurations pour l'assemblée générale 2026, elle considère qu'elle se soucie des salariés, etc.
La direction bénévole, représentée par l'un de ses membres, a déclaré avoir connaissance de problématiques évoqués par les salariés en 2024 (lors de la journée de réunion de toutes et tous les salarié⋅e⋅s de la coopérative).
Il a dit qu'une date de rencontre entre les membres du conseil de surveillance et la déléguée syndicale est prévue et qu'elle en sera informée par le président du directoire.
Par contre, il n'est toujours pas question (sans dire pourquoi) de partager avec les sociétaires le règlement intérieur du Conseil de Surveillance dont les élu⋅e⋅s sont censés représentés les sociétaires et leur rendre des comptes. Nous avons appris qu'il y aurait bien des comptes-rendus de leurs réunions mais que tout⋅e⋅s les élu⋅e⋅s n'en veulent pas forcément un exemplaire. Or, là encore aucune réponse au sujet de leur diffusion aux sociétaires qui ont pourtant le droit d'être
informés de ce qui se passe et se décide au sein de la coopérative dont elles et ils font partie. Il n'est pas non plus perturbé par le fait que les statuts ne soient pas disponibles et ne se trouvent même pas sur le site Internet de Finisterra.
La politique de la peur et de la répression doit prendre fin. Les salarié·e·s ne sont pas seul·e·s et ont besoin du soutien des sociétaires et des client·e·s. Elles et ils ont leur mot à dire sur ce qui se passe au sein de la coopérative Finisterra.